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100 mètres nage libre
Alain Bernard champion d'Europe à Debrecen (Hongrie)
46''39, nouveau record de France
La vidéo du 100 mètres nage libre d'ALAIN BERNARD sur le site d'Eurosport.
Article de presse du journal l'Equipe du 15 Décembre 2007:
" Alain Bernard montre qu'il possède de la carrure. En juin à Saint-Raphaël, il explose les chronos et montre son talent. Samedi à Debrecen, il domine en finale du 100 m, le recordman du monde de la distance, Stefan Nystrand, et le double champion du monde en grand bassin, Filippo Magnini. Pour compléter la fête, il signe le record de France en 46''39. Son émotion à l'écoute de sa première Marseillaise, même tronquée, symbolise la portée de sa performance. Parler d'exploit serait lui faire offense car l'Antibois est dans la cour des grands depuis quelque temps. Il restait à concrétiser. « Bien sûr, j'avais de grandes chances d'être parmi les meilleurs, évoque le nouveau champion d'Europe. Mais le plus dur est de concrétiser. » Quand ? Comment ? Le mental est-il à la hauteur du potentiel ? Dans cette course pleine d'intox, n'est-il pas trop tendre ? Dans cette confrontation entre le Bon (Bernard, le technicien), la Brute (Nystrand, le puissant) et le Truand (Magnini, le tacticien), Alain Bernard et son coach avaient bien préparé leur scénario avec un happy end.
Samedi soir, Alain Bernard a frappé très fort avec la victoire et la manière. « C'est surtout une belle course maîtrisée. On avait prévu qu'il nage comme cela, il a vraiment fait ce qu'il fallait. J'avais observé Nystrand sur les vidéos et je l'ai regardé nager hier (vendredi), relate son coach Denis Auguin. On savait que Nystrand n'allait pas partir très vite sur le premier 25 m, mais on savait qu'il allait faire un très gros deuxième 25 m, notamment du 35 au 50 m. C'est là où Alain change de rythme. Il accélère avant Nystrand et je pense que le Suédois a été un peu déstabilisé car il ne fait pas course en tête et après ce n'est plus lui qui maîtrise la course. Et c'est plus difficile de bien nager, c'est ce qui est arrivé à Alain sur le 50 m. Quand on n'est pas maître de la course, c'est plus difficile de nager techniquement. » En tête de bout en bout, le Français a montré qu'il savait maîtriser. Maîtriser ses adversaires, maîtriser ses émotions dans une course si exigeante sur le plan mental et maîtriser sa technique... Et la marge de progression existe. « Je n'ai pas fait une course parfaite, loin de là, avoue le sprinter. J'ai encore respiré quand il ne fallait pas, viré quand il ne fallait pas. » Avec son entraîneur, la relativité n'est pas une notion abstraite. « Dimanche soir, c'est fini. La réalité, c'est au mois d'août. Mais c'est bien, on est content. Il ne faut pas s'emballer, prévient Denis Auguin. Avant de venir ici, je disais qu'il ne fallait pas s'emballer que ce n'était que du petit bassin. Ce n'est pas parce qu'il a gagné que je vais dire le contraire. » Ce n'est pas le genre de la maison." |